Il y a deux désirs en moi.
Le désir de devenir moi, dans sa complexité, dans son originalité, et l’excentricité.
Et le désir d’être comme tout le monde, pour leur ressembler, pour mimer, et comprendre, être compris. Etre dans les bras du monde, et pas à sa périphérie.
Les deux coexistent, tâche ardue de faire cohabiter qui on est, avec les autres. Ceux ayant trouvé la réponse, sont le plus souvent ceux qui ne se posent pas la question. Ils sont. Le juste équilibre serait de ne pas savoir, qu’on marche sur le fil, et d’avancer, de ne pas regarder à gauche ou à droite. Mais d’aller tout droit.
C’est être, et ils sont chanceux les gens qui sont. Ceux qui ont eu le choix de ne pas se poser la question. A être ni l’un ni l’autre, je ne suis plus. Je ne suis ni le fils, ni le père. J’ai le choix, je peux disparaître, redevenir discret, calme, comme je l’étais étant adolescent.
Ou je change, et je suis. Je résiste, et j’affirme. J’accepte les souvenirs, et j’accepte tous les mots que mon esprit dit à mon corps quand je dors la nuit.
Je change, et je suis. Qui me suit ?