J’aimerai des lettres infidèles qui se mélangent aux mots. Des phrases libertines, hasardeuses accidentelles, de la poésie, un paysage, au loin des animaux.
Je parlerai langue de miel, langue de bois, de feu et d’eau, pour caresser, trahir, enflammer et apaiser ton égo. Les accents toniques seront spirituels, les mots seront comme tes yeux : les plus beaux.
Il y a de l’art dans le hasard, écrire une histoire, sans son héros.
On marche ensemble sous un voile noir, en cherchant notre rôle, et, au bord de la route, nos idéaux. Un récit morne, dans le brouillard, on roule, on rôde, rien de nouveau. Et puis le hasard arrête, panne de l’esprit, la gorge sur le couteau.
On regarde, le vague à l’âme nos désirs partis au large, sur un bateau. En se souhaitant un drame, pour qu’on quitte la route, qu’on se jette à l’eau. Mais le hasard, car c’est ce qui est beau, s’il peut changer la fin de notre histoire, tout comme il change la météo.
Il pourra nous trouver tous deux, et qu’à notre tour, on change le monde, le temps et les mots.
Et, par hasard, je t’invitais. Au bord de la route, sur l’herbe, sous le soleil,
Sur une idée folle, si tu veux, ou, sur un quiproquo..